Parce que nous vivons dans un monde submergé par des images de toutes sortes, fixes ou animées, artificielles ou réelles, vraies ou fausses, importantes ou dénuées de tout intérêt, il est très important que tous puissent comprendre et se retrouver dans ce flot d’images incessant qui envahit le quotidien. Pour atteindre cet objectif, il faut apprendre à décrypter les images, à comprendre leur(s) langage(s).

Mais pour apprendre à lire les images que l’on reçoit, quoi de mieux que d’en produire soi-même, et ainsi dépasser l’état de récepteur passif ou de consommateur par une position de producteur ? Cette position de producteur d’images s’est largement répandue avec l’arrivée des technologies numériques et la généralisation du téléphone mobile et du smartphone, capables d’enregistrer des images fixes ou animées. Mais encore faut-il que cette position soit celle d’un producteur conscient, capable de formuler une analyse critique sur ses propres images – et donc, potentiellement, sur celles produites par d’autres. 

Il est utile et possible de former l’oeil, d’éduquer le regard en produisant des images par le moyen de la photographie et en les analysant.

Par cette pratique on peut voir la réalité du monde qui nous entoure d’une manière nouvelle, plus ouverte, plus sensible, plus critique.